Présenté au grand public au CES 2026 à Las Vegas, le robot humanoïde Atlas de Boston Dynamics devrait prochainement être déployé à grande échelle dans les usines de Hyundai. Longtemps cantonné à des vidéos de démonstration spectaculaires, Atlas doit désormais être intégré progressivement aux chaînes de production du constructeur sud-coréen à partir de 2028.
Un robot humanoïde désormais pensé pour l’industrie
L’annonce a été officialisée début janvier 2026 lors du CES de Las Vegas, le plus grand salon de la tech, où a également été présenté l’assistant vocal IA Plaud NotePin S. Hyundai Motor Group prévoit de faire entrer le robot humanoïde Atlas dans ses usines à compter de 2028. Développé par Boston Dynamics, filiale détenue à 88 % par Hyundai, Atlas ne serait plus considéré comme un prototype, mais serait désormais conçu pour des usages industriels réels.
Le déploiement doit débuter dans la Hyundai Motor Group Metaplant America (HMGMA), en Géorgie, avant une généralisation progressive à d’autres sites du groupe. Dans un premier temps, Atlas sera affecté à des tâches non dangereuses mais répétitives, comme le séquençage ou le tri de pièces. À plus long terme, Hyundai vise une montée en compétence vers des opérations plus complexes. Le constructeur coréen précise que cette intégration se fera « processus par processus », en ciblant en priorité les applications présentant des gains mesurables en matière de sécurité et de qualité.
« D’ici 2030, les applications s’étendront à l’assemblage de composants et, au fil du temps, Atlas se chargera également de tâches impliquant des mouvements répétitifs, des charges lourdes et d’autres opérations complexes, garantissant ainsi des environnements de travail plus sûrs pour les employés des usines », a expliqué Hyundai, cité par Presse Citron.

Les évolutions techniques d’Atlas de Boston Dynamics
Pour répondre aux contraintes industrielles, le robot de Boston Dynamics a bien évolué depuis ses premières démonstrations. Tout d’abord, ses dimensions ont progressé. L’androïde mesure désormais 1,90 m, contre environ 1,50 m auparavant, pour un poids approximatif de 90 kg.
Atlas a aussi abandonné l’hydraulique au profit d’un système entièrement électrique, jugé plus fiable, silencieux et compact, et gagnant également en puissance et précision. Le robot a maintenant une charge utile de 50 kg, soit environ 35 kg de plus que le précédent modèle, et une portée maximale de 2,3 mètres. Disposant d’articulations totalement rotatives, il compte 56 degrés de liberté. Par ailleurs, Atlas, qui est certifié IP67, serait capable de fonctionner dans des environnements industriels très humides ou poussiéreux, ou encore, dans des températures allant de –20 °C à 40 °C.
Grâce à sa batterie, l’androïde aurait environ quatre heures d’autonomie, mais il serait capable de la remplacer lui-même, afin d’assurer un fonctionnement en continu. D’après Numerama, il pourrait être utilisé de manière autonome, par téléopération ou par le biais d’une interface de contrôle sur tablette. Il intègrerait également des systèmes de sécurité pouvant interrompre une action perçue comme dangereuse pour des travailleurs humains, qui se situeraient à proximité.
Google DeepMind et Nvidia, comme partenaires IA
Au-delà du matériel, Boston Dynamics et Hyundai misent aussi sur l’intelligence artificielle pour se distinguer de la concurrence. Les deux entreprises collaborent avec Google DeepMind, pour ses modèles d’IA spécialisés dans la robotique. Ce qui améliorerait l’autonomie du robot et l’adaptation de ses mouvements à des environnements et à des situations complexes ou imprévus.
Atlas a désormais comme objectif de « percevoir le monde physique de la même manière que les humains », explique Carolina Parada, directrice de la robotique chez Google DeepMind. Et non plus d’effectuer des gestes préenregistrés.
Nvidia intervient de son côté sur l’infrastructure de calcul, pour permettre au robot une perception et une prise de décision en temps réel. Cette approche vise notamment à dépasser les limites des robots industriels traditionnels, peu flexibles dans leurs usages et dépendants de scénarios préprogrammés. Un remplacement qui ne convainc toutefois pas tous les experts, sur certaines tâches déjà bien gérées par de simples bras articulés.
D’ici 2028, Hyundai évoque une capacité de production pouvant atteindre 30 000 robots par an. La marque semble vouloir se positionner face à des concurrents comme Tesla et son robot Optimus, ou encore plusieurs acteurs chinois comme UBTECH, qui évoque déjà des androïdes en usine. Mais contrairement aux autres, elle privilégierait un modèle économique orienté vers le « RaaS » (Robotics-as-a-Service). Plutôt que de chercher à vendre des unités, encore très coûteuses, le groupe louerait ainsi ses robots, en incluant la maintenance et les mises à jour.
Avec Atlas, Hyundai et Boston Dynamics entendent poser les bases d’une industrialisation progressive du robot humanoïde. Consciente des inquiétudes liées à l’emploi, la marque automobile présente l’androïde comme un outil destiné à soulager les travailleurs des tâches les plus pénibles, répétitives ou dangereuses, tout en améliorant la flexibilité des lignes de production. Le groupe souligne, par ailleurs, que les humains resteront indispensables pour la supervision, la maintenance et l’entraînement de ces machines. Et vous, qu’en pensez-vous ? Les robots humanoïdes vont-ils nous aider ou nous remplacer ?
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C’est fascinant de voir les avancées technologiques comme Atlas. Cela me rappelle comment les anciennes civilisations utilisaient des outils pour améliorer leur vie. Les robots pourraient devenir nos alliés modernes.
Ce robot Atlas promet de redéfinir l’industrie ! Imaginez une harmonie entre innovation technologique et soin de l’environnement dans nos usines. Peut-il réellement alléger le travail humain tout en préservant l’essence de la nature ?
Gil, c’est fascinant de voir comment Atlas pourrait transformer l’industrie. J’espère qu’il soulagera vraiment les travailleurs plutôt que de les remplacer. Merci pour cet article.
Gil, cet article met en lumière des avancées passionnantes. Avec des robots comme Atlas, je me demande comment cela va réellement impacter l’efficacité et la sécurité dans nos usines.