Des vidéos virales de scènes de films et de séries recréées par Seedance 2.0, la nouvelle IA vidéo développée par ByteDance, déclenchent une riposte juridique de l’industrie américaine du divertissement. Plusieurs studios accusent le modèle d’avoir été entraîné sur des contenus protégés sans autorisation.
Warner Bros., Disney et Netflix face aux vidéos virales générées par Seedance
Depuis début février, des séquences ultra-réalistes générées par Seedance 2.0 et partagées sur les réseaux sociaux, mettent en scène notamment, des personnages de Game of Thrones et Titanic, et montrent des affrontements entre Tom Cruise et Brad Pitt, ou encore Superman et Batman.
Les vidéos ont provoqué une réaction immédiate des grands studios américains. Warner Bros a ainsi adressé une lettre de mise en demeure à ByteDance afin d’exiger que son modèle cesse d’exploiter ses personnages. « Ces personnages sont l’âme de la société. ByteDance se livre à une violation flagrante des mêmes propriétés intellectuelles que vous avez protégées pendant des années », déclare Wayne Smith, vice-président exécutif juridique de l’entreprise, à John Rogovin de ByteDance, passé lui aussi par la Warner.
Warner Bros rejoint ainsi Netflix, Disney et Paramount, qui ont eux aussi récemment envoyé des mises en demeure à ByteDance. Disney affirme notamment que Seedance 2.0 aurait été entraîné sur une « bibliothèque piratée » comprenant plusieurs de ses franchises majeures, comme Star Wars et Marvel.
De son côté, la Motion Picture Association accuse ByteDance d’avoir utilisé des œuvres protégées sans autorisation pour entraîner son IA, alors que le syndicat SAG-AFTRA s’inquiète de la reproduction non consentie de visages d’acteurs à travers des deepfakes. Face à ces accusations, ByteDance assure respecter le droit d’auteur tout en promettant de renforcer ses contrôles pour prévenir « l’utilisation non autorisée de la propriété intellectuelle et de l’image par les utilisateurs ».
Les capacités impressionnantes du modèle vidéo de ByteDance
Présenté le 6 février 2026, Seedance 2.0 se distingue par sa capacité à générer simultanément image, son, dialogues synchronisés et musique. Contrairement à d’autres modèles qui ajoutent l’audio après coup, le système de ByteDance s’appuie sur un espace audio-visuel commun, améliorant la cohérence entre mouvements, bruitages et paroles.
Le modèle peut produire des vidéos en 1080p par défaut, avec une montée possible jusqu’en 2K. Il se base également sur une fonction « Multi-shot Consistency », permettant de générer plusieurs plans successifs à partir d’un seul prompt tout en conservant l’identité visuelle des personnages et la continuité des scènes.
Des experts estiment que ce type d’outil pourrait marquer un tournant. Des productions nécessitant auparavant des équipes complètes, des mois de travail et des budgets de plusieurs millions de dollars pourraient désormais être obtenues à partir de quelques instructions textuelles et d’images de référence.
Seedance 2.0 : accessibilité, limites et comparaison avec Google et OpenAI
Seedance 2.0 succède à une première version lancée en juin 2025. En dehors de CapCut et Dreamina, la version 2 reste, officiellement, uniquement disponible en phase de test en Chine, avec un lancement dans le reste du monde prévu normalement dans les prochains jours. La nouvelle mouture serait aussi disponible via des API et des intégrations tierces, avec un déploiement progressif selon les plateformes.

Dès sa première version, Seedance était présenté par certaines analyses spécialisées comme rivalisant, voire surpassant, Veo de Google ou Sora 2 d’OpenAI sur des critères tels que le suivi du prompt ou la stabilité multi-plans. Ce dernier conserverait toutefois un avantage sur des éléments complexes comme l’eau, la fumée ou les collisions physiques.
Les premiers retours signalent des clips encore relativement courts. Le modèle nécessite par ailleurs des prompts précis et peut devenir instable lorsque les références se multiplient. L’accès reste inégal selon les services et peut s’avérer coûteux, avec un prix par génération susceptible d’augmenter rapidement.
L’approche de ByteDance se distinguerait néanmoins par sa stratégie d’intégration. En connectant directement son IA vidéo à TikTok et Douyin, le groupe pourrait proposer une chaîne complète allant de la création à la diffusion, voire à la monétisation.
Encore limité par la durée des clips et la complexité des interactions physiques, Seedance 2.0 n’en constitue pas moins une évolution notable dans la génération de vidéos IA. Un progrès qui cristallise les tensions autour de la protection des œuvres audiovisuelles. L’issue des démarches engagées par les studios hollywoodiens pourrait influencer durablement les conditions d’utilisation de ces modèles dans la production et la diffusion de contenus vidéo. Et vous, quel est votre avis sur la question ?
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Gil, ces avancées avec Seedance 2.0 sont fascinantes ! J’adore comment l’IA révolutionne la création de contenu. J’ai hâte de voir comment tout ça va évoluer dans l’industrie du cinéma.
Seedance 2.0 ouvre des horizons incroyables pour la création vidéo ! Mais la question des droits d’auteur reste cruciale. Trouver un équilibre entre innovation et respect des œuvres est essentiel.
L’essor de Seedance 2.0 soulève d’importantes questions juridiques sur les droits d’auteur. Il est crucial de trouver un équilibre entre innovation et respect des œuvres protégées dans l’industrie du divertissement.
C’est fascinant de voir comment Seedance 2.0 pourrait changer la production vidéo. Mais j’espère vraiment qu’ils trouveront un moyen d’équilibrer innovation et respect des droits d’auteur !
Les avancées de Seedance 2.0 soulèvent des questions cruciales sur la propriété intellectuelle. Comment concilier innovation technologique et respect des droits d’auteur dans le secteur du divertissement ?