Les parodies IA de politiciens comme Donald Trump ou Emmanuel Macron, qui a récemment fait l’objet de memes avec ses lunettes aviateur, envahissent les réseaux sociaux. Derrière certains contenus humoristiques se cache une chaîne de production complexe, contrainte par des systèmes de modération de plus en plus stricts. À partir des pratiques observées chez des créateurs spécialisés, comme Davynimal, et de tests réalisés sur plusieurs plateformes de génération d’images et de vidéos, cet article détaille les workflows réellement utilisés et les outils mobilisés. Et surtout ce qui fonctionne ou non lorsqu’il s’agit de personnalités réelles comme Macron.
Les meilleures parodies IA de Macron
Le président français l’avait lui-même dit l’an dernier : les vidéos le parodiant, générées par IA, l’ont bien fait rire. « Bien joué ! » avait-il d’ailleurs dit aux créateurs de contenus. Depuis, de nombreuses autres vidéos ont été réalisées, notamment en réponse aux actualités mouvementées de cette année, comme son dernier discours à propos de Trump et du Groenland.
Avant de voir comment ces séquences ont pu être générées, voici un petit tour d’horizon des meilleures vidéos IA réalisées avec Macron.
1. La compilation de vidéos IA saluées par Emmanuel Macron
2. La parodie du film La Haine avec Macron, de Davynimal
3. Les remix du « For Sure » de Macron, par Davynimal
4. Vidéo IA de Macron chez Qui Veut Gagner des Millions ?
5. « La Beauf Party » de Davynimal
Créer sa propre vidéo IA de Macron : comment générer la première image
Midjourney : créer un portrait réaliste d’une personnalité
Et maintenant, comment créer soi-même sa propre vidéo IA de Macron ? Avant de penser à la vidéo, il vous faudra de préférence une image fixe de qualité du politicien (ou de toute autre personnalité) que vous souhaitez animer.
Midjourney reste aujourd’hui l’un des rares générateurs d’images capables de produire des portraits réalistes de personnalités publiques reconnaissables. Des images fixes d’Emmanuel Macron peuvent y être générées, à condition de respecter certaines règles implicites. Le mieux est de demander un portrait de face dans un style photoréaliste, avec si besoin un code de style « sref » ou un moodboard d’images réalistes.

En revanche, dès qu’il s’agit de passer à l’animation, la plateforme durcit son filtrage. La génération de vidéos à partir d’images dont les prompts mentionnent explicitement le nom d’une personnalité peut être bloquée. Il y a tout de même une astuce : après avoir sélectionné « Animate manually » sur l’image, retirez la mention d’Emmanuel Macron dans le prompt initial. L’IA considérera qu’il s’agit simplement d’une vidéo d’un homme lambda.
Toutefois, Midjourney a quelques défauts par rapport à la consistance des résultats, le respect des prompts et la cohérence des personnages, notamment dans l’animation. Les images de politiciens peuvent aussi être volontairement moins réalistes. Par conséquent, Midjourney est surtout utilisé comme outil de création visuelle initiale, rarement comme moteur vidéo final pour ce type de contenu.
Veo et Nano Banana sur Gemini : le problème de la reconnaissance faciale
Les outils de Google adoptent généralement une position stricte, concernant les personnalités. Nano Banana Pro (son générateur d’images) et Veo (générateur de vidéos) refusent toute demande explicite visant à générer ou animer une image d’une personne publique identifiable. Même sans mentionner de nom, l’IA reconnaît généralement un visage connu à partir d’une photographie réelle et bloque la génération.
Une nuance apparaît toutefois dans les usages observés : lorsque l’image fournie n’est pas une photographie mais une image déjà générée par IA, la reconnaissance de l’identité devient moins systématique.
On peut donc importer dans Gemini un visuel créé sur Midjourney. On peut ensuite, sans mentionner le président français, demander à Nano Banana Pro de redonner du réalisme à l’image initiale, si elle fait encore trop virtuelle, avant de la mettre en mouvement. Toujours dans Gemini, Veo pourra enfin animer l’image pour en faire une vidéo, selon vos instructions dans le prompt.

Animation vidéo : les outils IA les plus adaptés
Kling : contrôle avancé, modération encore floue
Veo de Google est un bon modèle de vidéos IA mais il a ses limites, surtout si l’on veut un contrôle plus approfondi sur les mouvements et l’audio. Kling s’est imposé comme un outil central pour les vidéos IA réalistes grâce à plusieurs fonctionnalités clés :
- le Motion Control, qui permet de calquer les mouvements d’un personnage sur une vidéo de référence ;
- l’inpainting vidéo, utilisé pour modifier localement un élément d’une séquence, notamment un visage ;
- le Lip Sync (ou synchronisation labiale), qui permet de faire parler un personnage, si l’on importe un audio de voix.
Dans les faits, Kling est surtout employé pour générer des corps en mouvement crédibles ou pour animer des personnages génériques. Les retours disponibles indiquent que la plateforme reste vigilante sur les visages de personnalités réelles, même si son système de modération semble davantage se concentrer sur le prompt et le contexte que sur la reconnaissance faciale brute.
Cela en fait un outil privilégié pour des workflows indirects, où l’identité repose sur une ressemblance stylisée, plutôt que sur une reproduction photographique.
Hailuo et Wan : animation plus permissive
D’autres outils, régulièrement cités par des créateurs comme Davynimal, jouent un rôle complémentaire :
- Hailuo peut être utilisé pour des animations expressives courtes (visage, posture, rythme), avec un filtrage moins strict tant que le prompt reste générique.
- Wan sert souvent à générer des séquences intermédiaires, notamment pour des scènes dansantes ou festives, où l’identité repose surtout sur la silhouette et le style.
Ces plateformes sont rarement utilisées seules : elles s’intègrent dans un processus plus large.
Récapitulatif : un workflow type de créateur de parodies IA
L’analyse des méthodes utilisées par des créateurs spécialisés permet d’identifier un schéma récurrent, découpé en plusieurs étapes distinctes.
1. Création d’un visuel source crédible
Une image est générée à partir de Midjourney ou Seedream, avec un niveau de réalisme suffisant pour évoquer une personnalité publique, sans nécessairement viser une reproduction photographique parfaite. Le réalisme peut être augmenté dans d’autres IA comme Nano Banana Pro.
2. Animation du corps et des mouvements
Le mouvement est généré dans un outil vidéo (Kling, Wan, Hailuo), notamment à partir d’une vidéo de référence, pour le Motion Control de Kling (danse, marche, gestuelle). A ce stade, l’accent est mis sur la cohérence corporelle plutôt que sur le visage. Si votre vidéo doit intégrer des voix en synchronisation labiale, ne pas oublier de traiter en même temps le point numéro 4 sur l’audio.
3. Travail du visage et de l’identité
Lorsque des ajustements sont nécessaires, certains créateurs utilisent des outils spécialisés comme FaceFusion, qui permet d’harmoniser un visage sur une séquence existante. Cette étape reste la plus sensible en matière de modération.
4. Audio : musique, rythme et voix
La bande sonore est généralement générée séparément. Suno est largement utilisé pour produire des musiques originales, adaptées au tempo de la vidéo, évitant ainsi les problèmes de droits. Les voix peuvent être générées sur ElevenLabs, mais il semblerait qu’il y ait une censure pour les voix de célébrités. Davynimal recommande ainsi de passer par le modèle RVC. L’audio généré peut être utilisé en lip sync sur Kling ou Hailuo.

5. Montage final
L’assemblage se fait généralement dans le logiciel CapCut, qui permet de synchroniser musique, mouvements, effets et transitions. Le montage joue un rôle essentiel pour renforcer l’effet humoristique, parfois plus que la qualité brute de l’IA.
Vous savez désormais quels outils utiliser pour faire des vidéos IA de Macron ou d’autres personnalités ! Attention, même si ces workflows fonctionnent actuellement, les plateformes peuvent modifier leur règlement ou ajouter des filtres face aux deepfakes et aux contenus politiques. Elles cherchent à limiter les usages assimilables à des fake news, tout en laissant subsister des zones grises pour la création artistique et satirique. Il est donc important d’être conscient des limitations juridiques et de respect des personnes représentées, ce qui influence à la fois la création et la diffusion de ces contenus.
A noter qu’une liberté de création plus importante peut être obtenue en utilisant des IA localement, sur son ordinateur, avec des outils comme ComfyUI. Mais cela nécessite de plus grandes connaissances techniques et un matériel informatique adapté. Et vous, que comptez-vous utiliser ? Cet article vous a-t-il été utile pour générer vos propres parodies IA ? N’hésitez pas à nous partager vos retours et recommandations en commentaires.
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Cet article met en lumière les processus de création des parodies IA. C’est fascinant de voir comment la technologie peut transformer des personnalités publiques en contenu humoristique. À suivre de près!
Cet article offre des conseils pratiques fascinants pour créer des vidéos IA. C’est incroyable de voir à quel point la technologie peut être utilisée de manière créative. Que recommandez-vous pour débuter ?
Ces parodies IA me font trop rire ! Entre Macron et les memes, on pourrait croire qu’on est dans une sitcom. La créativité n’a pas de limites ! 🎭
Cet article sur les parodies IA est fascinant ! J’adore comment l’humour se mêle à la technologie et comment cela résonne avec notre culture moderne. Une belle incursion dans l’art numérique !