L’arrivée de GPT-6 suscite depuis des mois rumeurs et spéculations. Mais les informations les plus récentes clarifient plusieurs points essentiels, notamment sur la date de sortie du modèle. OpenAI prévoirait aussi d’améliorer la mémoire et l’autonomie des agents plutôt qu’une simple hausse de performance. Voici un récapitulatif des informations connues et hypothèses en cours.
GPT-6 en 2026 ? Un calendrier clarifié pour le futur modèle de ChatGPT
Parmi les indications officielles les plus récentes, on trouve un démenti d’OpenAI après qu’un analyste d’Evercore ISI, Mark Mahaney, avait affirmé à CNBC que GPT-6 arriverait avant fin 2025. L’information avait largement circulé, notamment sur X. Un employé d’OpenAI, via le compte @tszzl, avait alors explicitement rejeté ces affirmations.
Mais alors, quand doit sortir le nouveau modèle de ChatGPT ? Les déclarations les plus solides restent celles de Sam Altman en août dernier. Selon CNBC, il avait indiqué que GPT-6 arriverait plus vite que GPT-5, sous-entendant qu’il ne répéterait pas l’intervalle de deux ans et quatre mois qui avait séparé GPT-4 de GPT-5. L’incertitude demeure sur la date exacte, mais cela laisse espérer une sortie du modèle d’IA en 2026 ou début 2027 maximum.
Mieux encore : quelques indices laissent penser que GPT-6 pourrait sortir avant la mi-2026, voire d’ici fin mars. Si l’on en croit une interview de Sam Altman réalisée fin décembre 2025, un bon en avant du modèle, poussé par la montée en puissance du concurrent Gemini 3 de Google, est attendu très prochainement. Rien ne dit en revanche s’il s’agit de la version 6, ou d’une version intermédiaire, comme la récente GPT-5.3 Instant.
ChatGPT-6 renommé « GPT-6-7 » ? La vérité sur la rumeur
L’information selon laquelle GPT-6 serait en fait nommé « GPT-6-7 », évoquée par Sam Altman lui-même fin octobre, a également beaucoup fait réagir. Il s’agit en fait d’une référence à un meme anglosaxon, popularisé en 2025 sur TikTok.
Élue mot de l’année 2025 par le site Dictionary, l’expression « 6-7 », qui a été popularisée par la génération Alpha, est souvent accompagnée d’un geste des mains allant de haut en bas. Le mouvement est d’ailleurs reproduit sur Google quand vous tapez les deux chiffres dans la barre de recherche… Allez-y, faites le test !
« 6-7 » n’a pas de signification précise ; même s’il est parfois utilisé comme synonyme de « bof » ou en guise d’exclamation. Le terme viendrait en fait de la chanson « Doot Doot (6 7) » de l’artiste Skrilla, et a ensuite été détourné sur les réseaux sociaux. Le morceau a par exemple été utilisé dans des montages vidéo TikTok sur des joueurs de basket, surtout avec LaMelo Ball, qui mesure 6 pieds 7 pouces (soit 2,01 m).
Si la déclaration de Sam Altman, patron d’OpenAI, a beaucoup été critiquée pour son aspect marketing, un tel choix de nom semble peu probable. Notamment parce qu’il brouillerait la chronologie des modèles de ChatGPT, laissant sous-entendre qu’un GPT-6.6 serait sorti juste avant. Il vaut donc mieux prendre cette nouvelle sur le ton de l’humour…
De GPT-5.3 à GPT-6 : Une amélioration de la mémoire et de la personnalisation
GPT-6 devrait franchir un cap en matière de mémoire à long terme et de personnalisation, par rapport à la version 5.3 actuelle. D’après Sam Altman, la mémoire serait désormais essentielle pour adapter durablement l’assistant aux préférences de chacun. Les déductions et hypothèses faites à partir de ces déclarations évoquent un système capable de retenir projets, contexte utilisateur et paramètres de personnalisation d’une session à l’autre, tout en laissant à l’utilisateur un contrôle transparent sur ces données.
Cette orientation répondrait notamment aux critiques formulées lors du lancement de GPT-5, jugé raté par une partie des utilisateurs, notamment en raison de son ton et de la suppression de modèles précédents. OpenAI semble vouloir éviter un nouvel écart entre attentes et usage réel, en mettant au centre un assistant plus cohérent avec les préférences déclarées par l’utilisateur, mais aussi, selon Numerama, moins perçu comme « idéologiquement orienté »… Il s’adapterait ainsi, dans une certaine mesure, aux opinions de l’internaute.
« Je ne pense pas que nos produits devraient être woke. […]. Je pense que notre produit doit avoir une position assez médiane, intermédiaire », aurait précisé le patron d’OpenAI.
Des déclarations qui semblent en partie s’aligner sur les exigences de Donald Trump qui, depuis l’an dernier, resserre l’étau autour des disciplines scientifiques. A l’inverse, les positions « anti-wokes », comme celles d’Elon Musk avec son encyclopédie IA Grokipedia, semblent beaucoup moins préoccuper l’administration Trump.
La personnalisation devrait aussi toucher le comportement : des options de modulation du ton ou de la personnalité ont été évoquées dans certaines analyses anglophones, avec l’idée de rendre le modèle adaptable selon les besoins, du professionnel au créatif.
OpenAI : Vers des agents IA plus autonomes et des systèmes spécialisés
Le second pilier supposé de GPT-6 concerne les capacités « agentiques ». Plusieurs sources décrivent une nouvelle génération d’agents IA apte à décomposer automatiquement des objectifs, enchaîner des actions, orchestrer API et outils externes et livrer des résultats intermédiaires ou finaux. OpenAI évaluerait déjà ses modèles sur des tâches « en boucle fermée » plutôt qu’en requêtes isolées, signe d’une transition vers des systèmes plus autonomes.
D’un point de vue technique, GPT-6 pourrait adopter une architecture modulaire, avec des sous-systèmes spécialisés : récupération de connaissances, modules experts, orchestrateurs d’outils… L’usage d’approches de type « MoE » (« mixing-of-experts ») permettrait d’augmenter les capacités tout en limitant les coûts de calcul. Mais OpenAI n’a pas confirmé ce point, qui reste pour le moment spéculatif.

Enfin, GPT-6 pourrait pousser plus loin la multimodalité, renforcée par GPT-5 (du texte aux images, en passant par le code et l’audio), notamment vers la compréhension vidéo haute fidélité. Certaines sources anglophones évoquent même un rapprochement vers des comportements proches de l’AGI, avec une prise de décision plus autonome et une capacité à générer des idées. Mais ces projections restent spéculatives.
ChatGPT en 2026 : un changement de stratégie pas seulement basé sur les performances de l’IA
Dans l’interview de Sam Altman datant de fin décembre 2025, le CEO d’OpenAI semble aussi indiquer une nouvelle stratégie globale pour 2026 et au-delà : faire une refonte du design de ChatGPT et des divers outils d’OpenAI pour que les utilisateurs puissent mieux intégrer l’IA à leurs modes de travail.
Si l’on en croit OpenAI, l’entreprise a déjà developpé de meilleurs modèles que ceux déployés actuellement. Ainsi, le problème principal ne serait pas tellement de savoir comment augmenter les performances des futurs modèles, mais plutôt d’améliorer leur utilité et leur adaptation aux workflows des usagers.
Une autre problématique de développement d’OpenAI, qui n’est pas non plus liée à la nécessité de développer de meilleurs modèles, est de disposer de suffisamment de GPU et de centres de données pour pouvoir sortir les futurs GPT. L’entreprise prévoirait ainsi « des milliers de milliards de dollars » d’investissements dans les infrastructures, qui conditionneront l’échelle et la rapidité de GPT-6.
« Nous avons de meilleurs modèles, mais nous ne pouvons tout simplement pas les proposer, faute de capacités. Nous avons d’autres nouveaux produits et services que nous aimerions proposer », a déclaré Sam Altman, dans des propos relayés par Numerama.
Les informations actuellement disponibles dressent un portrait contrasté : GPT-6 ne devrait pas sortir en 2025, mais OpenAI affirme travailler sur un modèle qui arrivera plus vite que GPT-5. Les priorités affichées ou supposées (mémoire durable, agents autonomes, architecture modulaire, multimodalité avancée) témoignent d’une évolution plus qualitative que strictement performative. À mesure que l’infrastructure mondiale des data centers s’étend, la prochaine génération de modèles pourrait redéfinir non seulement les capacités techniques, mais aussi la manière dont les assistants s’intègrent durablement aux activités humaines. Et vous, qu’attendez-vous de GPT-6 ?
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