L’arrivée de GPT-6 suscite depuis des mois rumeurs et spéculations. Mais les informations les plus récentes clarifient plusieurs points essentiels, notamment sur la date de sortie du modèle. OpenAI prévoirait aussi d’améliorer la mémoire et l’autonomie des agents plutôt qu’une simple hausse de performance brute. Voici un récapitulatif des informations connues et hypothèses en cours.
GPT-6 en 2025 ? Un calendrier clarifié et des rumeurs démenties
Les indications les plus récentes proviennent du démenti d’OpenAI après qu’un analyste d’Evercore ISI, Mark Mahaney, a affirmé à CNBC que GPT-6 arriverait avant fin 2025 avec des améliorations notables. L’information avait largement circulé, notamment sur X. Mais selon plusieurs sources, un employé d’OpenAI (via le compte @tszzl) aurait explicitement rejeté ces affirmations. À ce stade, il serait donc confirmé que GPT-6 ne sera pas commercialisé avant la fin d’année 2025.
Mais alors, quand doit sortir le nouveau modèle de ChatGPT ? Les déclarations les plus solides restent celles de Sam Altman en août dernier. Selon CNBC, il avait indiqué que GPT-6 arriverait plus vite que GPT-5, sous-entendant qu’il ne répéterait pas l’intervalle de deux ans et quatre mois qui avait séparé GPT-4 de GPT-5. L’incertitude demeure sur la date exacte, mais cela laisse espérer une sortie du modèle d’IA en 2026 ou début 2027.
La dénomination « GPT-6-7 » évoquée par Sam Altman fin octobre a également beaucoup fait réagir. Il s’agit en fait d’une référence à un meme anglosaxon, popularisé cette année sur TikTok. Il vaut donc mieux prendre cette déclaration sur le ton de l’humour…
De GPT-5.1 à GPT-6 : Une évolution centrée sur la mémoire et la personnalisation
GPT-6 devrait franchir un cap en matière de mémoire à long terme et de personnalisation. D’après Sam Altman, la mémoire serait désormais essentielle pour adapter durablement l’assistant aux préférences de chacun. Les déductions et hypothèses faites à partir de ces déclarations évoquent un système capable de retenir projets, contexte utilisateur et paramètres de personnalisation d’une session à l’autre, tout en laissant à l’utilisateur un contrôle transparent sur ces données.
Cette orientation répondrait notamment aux critiques formulées lors du lancement de GPT-5, jugé raté par une partie des utilisateurs, notamment en raison de son ton et de la suppression de modèles précédents. OpenAI semble vouloir éviter un nouvel écart entre attentes et usage réel, en mettant au centre un assistant plus cohérent avec les préférences déclarées par l’utilisateur, mais aussi, selon Numerama, moins perçu comme « idéologiquement orienté »… Il s’adapterait ainsi, dans une certaine mesure, aux opinions de l’internaute.
« Je ne pense pas que nos produits devraient être woke. […]. Je pense que notre produit doit avoir une position assez médiane, intermédiaire », aurait précisé le patron d’OpenAI.
Des déclarations qui semblent en partie s’aligner sur les exigences de Donald Trump, qui resserre l’étau autour des disciplines scientifiques. A l’inverse, les positions « anti-wokes », comme celles d’Elon Musk avec son encyclopédie IA Grokipedia, semblent beaucoup moins préoccuper l’administration Trump.
La personnalisation devrait aussi toucher le comportement : des options de modulation du ton ou de la personnalité ont été évoquées dans certaines analyses anglophones, avec l’idée de rendre le modèle adaptable selon les besoins, du professionnel au créatif.
OpenAI : Vers des agents IA plus autonomes et des systèmes spécialisés
Le second pilier supposé de GPT-6 concerne les capacités « agent ». Plusieurs sources décrivent une nouvelle génération apte à décomposer automatiquement des objectifs, enchaîner des actions, orchestrer API et outils externes et livrer des résultats intermédiaires ou finaux. OpenAI évaluerait déjà ses modèles sur des tâches « en boucle fermée » plutôt qu’en requêtes isolées, signe d’une transition vers des systèmes plus autonomes.
D’un point de vue technique, GPT-6 pourrait adopter une architecture modulaire, avec des sous-systèmes spécialisés : récupération de connaissances, modules experts, orchestrateurs d’outils… L’usage d’approches de type « MoE » (« mixing-of-experts ») permettrait d’augmenter les capacités tout en limitant les coûts de calcul. Mais OpenAI n’a pas confirmé ce point, qui reste pour le moment spéculatif.

Cette orientation s’inscrit dans un contexte où, selon Sam Altman, la problématique de développement d’OpenAI ne serait pas de créer de meilleurs modèles, qui existeraient déjà, mais de disposer de suffisamment de GPU et de centres de données pour les déployer. L’entreprise prévoirait ainsi « des milliers de milliards de dollars » d’investissements dans les infrastructures, qui conditionneront l’échelle et la rapidité de GPT-6.
« Nous avons de meilleurs modèles, mais nous ne pouvons tout simplement pas les proposer, faute de capacités. Nous avons d’autres nouveaux produits et services que nous aimerions proposer », a déclaré Sam Altman, dans des propos relayés par Numerama.
Enfin, GPT-6 pourrait pousser plus loin la multimodalité, renforcée par GPT-5 (du texte aux images, en passant par le code et l’audio), notamment vers la compréhension vidéo haute fidélité. Certaines sources anglophones évoquent même un rapprochement vers des comportements proches de l’AGI, avec une prise de décision plus autonome et une capacité à générer des idées. Mais ces projections restent spéculatives, et les sources les plus crédibles privilégient une vision axée sur l’utilité et la fiabilité par une amélioration de la mémoire et de la personnalisation.
Les informations actuellement disponibles dressent un portrait contrasté : GPT-6 ne devrait pas sortir en 2025, mais OpenAI affirme travailler sur un modèle qui arrivera plus vite que GPT-5. Les priorités affichées ou supposées (mémoire durable, agents autonomes, architecture modulaire, multimodalité avancée) témoignent d’une évolution plus qualitative que strictement performative. À mesure que l’infrastructure mondiale des data centers s’étend, la prochaine génération de modèles pourrait redéfinir non seulement les capacités techniques, mais aussi la manière dont les assistants s’intègrent durablement aux activités humaines. Et vous, qu’attendez-vous de GPT-6 ?
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