Depuis plusieurs mois, le nom Nano Banana, le modèle de génération d’images de Google, circule largement en ligne. Cette notoriété a toutefois favorisé l’apparition de sites tiers se présentant comme des accès officiels, dont certains sont aujourd’hui soupçonnés d’arnaque. La fermeture récente de nanobanana.ai illustre ces dérives et alimente les interrogations sur les moyens réels d’utiliser le modèle. Comment éviter les fraudes potentielles et où aller pour utiliser le vrai Nano Banana ? On vous dit tout.
Faux Nano Banana : nanobanana.ai et les sites suspectés d’arnaques
Le cas de nanobanana.ai est au cœur des discussions. Dans une longue discussion publiée sur Reddit il y a environ cinq mois, plusieurs utilisateurs ont prévenu que le site, arrivé en tête des résultats de recherche, n’était pas affilié à Google. Ce dernier vendait pourtant des crédits pour un service présenté comme étant Nano Banana.
D’autres rappellent que Nano Banana, en tant que modèle, n’a pas de site web dédié. Bien que ça n’empêche pas un site tiers d’utiliser l’API de Google pour exploiter leur IA dans ses propres services, le modèle utilisé dans ce cas précis ne semble pas clair. Certains contributeurs estiment, au conditionnel, que la plateforme aurait pu revendre l’accès à des modèles moins performants tout en exploitant le nom d’une IA réputée.
Par ailleurs, de nombreux témoignages évoquent des difficultés à obtenir des remboursements, voire des prélèvements jugés suspects. La fermeture récente du site, qui semble être arrivée entre le 29 novembre et le 15 décembre, si l’on en croit la dernière capture d’écran connue, augmente les suspicions.

Le fait que Google n’ait pas de plateforme dédiée spécifiquement à Nano Banana rend suspecte toute URL construite directement autour de son nom. La discussion Reddit mentionne également d’autres domaines similaires, comme nano-bananapro.com, signalés pour des comportements comparables. On peut aussi évoquer ainanobanana.org ou encore nanobanana.im, avec lesquels il convient de rester prudent.
Sur LinkedIn, John Aspinall, Directeur créatif chez Velocity Sellers, a relayé un message d’alerte allant dans le même sens. Il explique que plusieurs personnes de son entourage ont dépensé de l’argent sur un site se revendiquant de Nano Banana, alors qu’il n’était pas lié à Google. Selon lui, le succès du modèle crée un terrain favorable aux usurpations de nom, au détriment d’utilisateurs peu avertis.

Higgsfield, GlobalGPT… Des plateformes IA plus légitimes, mais à distinguer de Google
À côté de ces sites jugés problématiques, il existe aussi des plateformes tierces plus structurées, qui affirment utiliser Nano Banana ou Nano Banana Pro via des accès développeur officiels de Google.
Des services comme Higgsfield ou GlobalGPT sont parfois cités dans ce contexte. Contrairement aux sites suspectés d’arnaque, ces plateformes ne prétendent pas être la source du modèle, mais proposent une intégration dans leur propre environnement, souvent accessible par abonnement. Dans ces cas-là, le modèle reste fourni par Google via une API, tandis que la plateforme agit comme intermédiaire, en ajoutant une interface ou des fonctionnalités spécifiques.
En général, Nano Banana y est intégré à un écosystème d’IA, qui comprend d’autres modèles de génération d’images, voire de texte et de vidéos, d’autres entreprises. Ce qui diminue la confusion autour de la propriété du site.
Cette approche n’est pas illégitime en soi, mais elle suppose une transparence claire sur le modèle réellement utilisé, les limites de génération et la facturation. Sur certaines plateformes, l’absence de communication précise ou l’usage ambigu du nom « Nano Banana » peut toutefois entretenir le doute. D’où la nécessité, pour les utilisateurs, de vérifier, quand ils le peuvent, les conditions d’accès et l’origine technologique réelle du service.
Les plateformes officielles de Google, garantie d’un accès à Nano Banana
Pour éviter toute ambiguïté, le mieux reste encore d’accéder aux sites et applications IA appartenant à Google.
« Allez toujours directement à la source », insiste d’ailleurs John Aspinall dans son avertissement sur LinkedIn.
Google a publié, fin décembre 2025, un article détaillant les usages officiels de Nano Banana Pro, la version la plus récente du modèle. Celle-ci est accessible directement dans plusieurs produits maison, dont :
- l’application Gemini, le chatbot qui centralise les modèles de génération d’images, de texte et de vidéos de Google,
- le mode IA de Google Search,
- l’outil de recherche documentaire NotebookLM,
- les outils de Google Workspace comme Google Slides et Vids,
- les plateformes créatives Flow et Mixboard,
- les outils cloud de Google, notamment AI Studio et Vertex AI, pour les développeurs.

Dans tous ces cas, l’accès se fait au sein de l’écosystème Google, sans site externe dédié au modèle. Google précise que Nano Banana Pro repose sur Gemini 3 Pro, avec des quotas d’utilisation variables selon le type d’abonnement, mais sans revente directe sous forme de crédits via des domaines indépendants.
La multiplication de sites exploitant le nom Nano Banana montre à quel point la popularité des modèles d’IA peut favoriser les confusions, voire les abus. Entre plateformes suspectées d’arnaque, intermédiaires tiers plus ou moins transparents et services officiels de Google, la distinction est essentielle. Pour limiter les risques, il existe une règle simple : privilégier les accès clairement identifiés comme appartenant à Google, ou vérifier avec précision l’origine technique et contractuelle des services tiers.
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