A l’heure actuelle, les objets connectés communiquent via le réseau WiFi (pas accessible uniformément) ou des modules GSM (très cher) pour se connecter au réseau et envoyer quelques bits d’information. Partant de ce principe et pour accélérer le développement des usages M2M (Machine To Machine), la startup toulousaine SIGFOX a développé son propre réseau très bas débit permettant de baisser le prix des communications (moins de quelques euros/an) en utilisant la technologie UNB (Ultra Narrow Band), basée sur les fréquences longue-portées, gratuites et libres.

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Sigfox, 1er opérateur cellulaire bas-débit :

Alors que Sigfox discute actuellement avec de nombreuses sociétés pour mutualiser ses coûts et conclure des partenariats stratégiques, la startup française compte aussi étendre son offre aux particuliers avec un tarif unique et abordable fixé à 10€/an pour connecter l’ensemble de ses objets. Le tarif est calculé en fonction de la volumétrie des données échangées, il semble donc que 10€ couvre un volume de données déjà conséquent (en prévision de l’avenir). La France est déjà couverte par le réseau de SIGFOX et le concept devrait rapidement être répliqué à l’international.

Ludovic Le Moan, PDG Sigfox

Ludovic Le Moan, PDG Sigfox

Un prix de communication très bas :

Même si la technologie en question n’a rien à voir avec les fréquences utilisées (868 MHz en France), le réseau M2M développé par Sigfox n’a couté que 2 millions d’€ pour couvrir la France et coûterait environ 200 millions pour couvrir le monde (soit l’équivalent de seulement 10 km de voies TGV). A titre d’élément de comparaison, le plan pour le développement de la fibre en France coûtera 20 à 30 milliards d’euros.

Une consommation divisée par mille :

La technologie d’interaction avec ce réseau consomme très peu d’énergie et il pénètre très bien dans les bâtiments contrairement au Wifi, qui perd rapidement en intensité à l’intérieur. Chaque antenne peut gérer 1 million d’objets pour un coût unitaire d’environ 1€ par an et par objet dans une limite de débit de 100 bits/sec. Pour de nombreux capteurs c’est largement suffisant. Selon Sigfox, la consommation des objets connectés sur le réseau bas-débit sera divisée par 1000 par rapport à un objet similaire connecté sur le réseau GSM. D’autre part, ce système nécessiterait 1000 fois moins d’antennes à installer. Et ça, au vue des problèmes qu’a Free Mobile pour installer ses antennes et construire son réseau, c’est une vraie bonne nouvelle pour Sigfox.

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Des débouchés commerciaux infinis :

Les marchés du M2M et de l’internet des objets n’en sont encore qu’à leurs balbutiements mais les analystes et les experts prédisent plusieurs années de croissance extrême. D’ici la fin de l’année, la société Clear Channel compte équiper 12 000 panneaux publicitaires déroulant à des fins de maintenance préventive : détection, gestion et reporting des pannes, ansi que pour la programmation à distance.

La domotique est un des marchés sur lesquels Sigfox trouvera rapidement un echo favorable ; la compagnie d’assurance MAAF a d’ailleurs conclu un partenariat avec SigFox pour développer une offre de protection de l’habitation via des modules de sécurité connectés via le réseau de Sigfox.

Par la même occasion, MAAF devient le premier assureur à offrir un service de protection de l’habitation opéré par des objets communicants.

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